Le mot fintech désigne les entreprises qui utilisent la technologie pour proposer des services financiers : paiement, banque, crédit, gestion de trésorerie. Pour une entreprise, ces innovations ne sont pas réservées aux spécialistes : elles changent la façon d'encaisser, de payer et de facturer. Voici cinq évolutions concrètes, avec leurs sources.
Qu'est-ce qu'une fintech ?
Fintech est la contraction de « finance » et « technologie ». Le terme désigne à la fois un secteur et les entreprises qui le composent : néobanques, prestataires de paiement, plateformes de financement participatif, logiciels de gestion financière. Les banques traditionnelles ont, elles aussi, développé leurs propres services numériques.
Les plateformes de trading en ligne relèvent aussi de cet univers, avec des risques bien différents de ceux d'un compte professionnel.
1. L'open banking, ou banque ouverte
Depuis la deuxième directive européenne sur les services de paiement, la DSP2 (directive (UE) 2015/2366), un prestataire agréé peut, avec votre accord, consulter les données de vos comptes ou lancer un paiement depuis votre compte. Concrètement : un logiciel de comptabilité qui récupère vos opérations bancaires, ou un tableau de bord qui regroupe des comptes ouverts dans plusieurs banques.
2. Le virement instantané et la vérification du bénéficiaire
Un virement instantané arrive en moins de 10 secondes, 24 h/24 et 7 j/7. Depuis le 9 octobre 2025, les établissements qui proposent des virements classiques doivent aussi proposer des virements instantanés, au même prix, ainsi qu'un service de vérification du bénéficiaire : avant l'envoi, ils contrôlent que le nom du bénéficiaire correspond bien à l'IBAN saisi (Banque de France).
Pour une entreprise, cela veut dire une trésorerie plus fluide et une protection contre la fraude au faux RIB. Attention : un virement instantané exécuté est irrévocable.
3. La facturation électronique
La réforme française de la facturation électronique se déploie par étapes. Depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises doivent pouvoir recevoir des factures électroniques, et les grandes entreprises et les ETI doivent en émettre. Les PME et les micro-entreprises devront émettre leurs factures sous forme électronique à partir du 1er septembre 2027 (economie.gouv.fr). Parlez-en à votre expert-comptable pour choisir la plateforme qui recevra et enverra vos factures.

4. Le paiement en ligne, sans contact et sur mobile
Encaisser par carte ne demande plus forcément un terminal classique : lien de paiement envoyé par e-mail ou par SMS, paiement sans contact sur smartphone, paiement en ligne au moment de valider un devis. Des plateformes de paiement comme Adyen, créée en 2006 à Amsterdam selon son site, réunissent dans un même outil les paiements en ligne et les paiements en magasin.
Un site vitrine n'est pas une boutique en ligne. Je crée des sites vitrines, sans e-commerce : pour permettre à un client de régler un acompte, un lien de paiement envoyé avec le devis suffit souvent, sans transformer votre site.
5. Les comptes professionnels en ligne
Les néobanques et les banques en ligne pour professionnels proposent l'ouverture de compte à distance, des cartes virtuelles pour les achats en ligne, des cartes par salarié avec des plafonds, et l'envoi des justificatifs de dépenses depuis le téléphone. Ce sont des outils qui font gagner du temps, surtout dans une petite équipe.
Une partie de ces tâches peut aussi être confiée à l'extérieur : voyez comment externaliser sa gestion administrative.
Comment choisir ses outils fintech ?
- Le prestataire est-il autorisé ? En France, vous pouvez le vérifier dans le registre REGAFI des établissements financiers autorisés.
- Les frais : par opération, par mois, de mise en place.
- La compatibilité avec votre logiciel de comptabilité et avec votre expert-comptable.
- Le service client : par quel canal, et à quels horaires.
Ces informations sont générales et ne remplacent pas l'avis de votre banque ou de votre expert-comptable.
Et votre site dans tout ça ?
Ces outils servent à encaisser et à gérer ; votre site, lui, sert à être trouvé et à inspirer confiance. Avant de vous payer, un client vérifie qui vous êtes : coordonnées, mentions légales, exemples de travaux. Jetez un œil à mes réalisations pour voir ce qu'un site vitrine peut montrer. Pour être trouvé sur Google et par les assistants IA, voyez mes pages référencement SEO et GEO.

