En 2018, je commentais sur ce blog une étude sur l'e-commerce de l'année 2017. Les chiffres ont beaucoup changé depuis. Voici les données récentes du marché du e-commerce en France, publiées par la Fevad, la fédération du e-commerce et de la vente à distance, et ce qu'elles signifient pour une entreprise qui vend ou qui veut être trouvée en ligne.
Le marché du e-commerce en 2025
D'après le bilan publié par la Fevad le 11 février 2026 (Fevad, bilan du e-commerce en France en 2025) :
| Indicateur | 2025 | Évolution sur un an |
|---|---|---|
| Ventes en ligne totales (produits et services) | 196,4 milliards d'euros | +7 % (après +9,6 % en 2024) |
| Ventes de produits | 76,1 milliards d'euros | +4 % |
| Ventes de services | 120,3 milliards d'euros | +9 % |
| Nombre de transactions | 3,2 milliards | +10 % |
| Panier moyen | 62 € | -3 % |
La Fevad estime que la vente en ligne représente environ 12 % du commerce de détail pour les produits. Elle note aussi que le dernier trimestre de l'année a été porteur pour toutes les catégories de produits.
Les écarts entre secteurs
Sur les ventes aux consommateurs de son panel de grands sites, l'indice iCE 100, la Fevad mesure une croissance de 5,6 % en 2025. Les écarts sont nets d'un secteur à l'autre :
- voyage et loisirs : +10 % ;
- électronique et électroménager : +5,2 % ;
- sport : +5,1 % ;
- meuble et décoration : +3 % ;
- textiles de maison : +2,9 % ;
- produits de grande consommation : +2,7 % ;
- beauté : +2 % ;
- habillement et chaussures : -0,5 %.
Les ventes en ligne aux professionnels, elles, sont restées stables en 2025.
Les cyberacheteurs et les sites marchands
Dans l'édition 2026 de ses chiffres clés, publiée le 1er juillet 2026, la Fevad compte 42,2 millions de cyberacheteurs, soit 80 % des Français âgés de 16 à 74 ans, et plus de 158 000 sites marchands actifs, en hausse de 7 % sur un an (Fevad, chiffres clés du e-commerce, édition 2026). Elle souligne également la montée en puissance du smartphone comme outil d'achat.
Ce que ces chiffres montrent
Les services pèsent plus que les produits
Voyages, transport, billetterie, loisirs : les services représentent plus de 60 % des dépenses en ligne en 2025. Acheter en ligne ne se limite pas à commander des objets : on réserve, on s'inscrit, on prend rendez-vous.
On achète plus souvent, pour des montants plus faibles
Le nombre de transactions progresse plus vite que les ventes, et le panier moyen baisse. Les achats en ligne font désormais partie du quotidien, y compris pour de petites dépenses.
La concurrence se renforce
Avec plus de 158 000 sites marchands actifs, se faire remarquer demande une offre claire, un site rapide et rassurant, et un vrai travail de visibilité.
La confiance compte autant que le prix : un internaute qui ne connaît pas une entreprise vérifie qui se trouve derrière le site, ses avis et ses conditions de vente. Des informations légales complètes en font partie ; j'ai rassemblé les règles dans le guide des mentions légales d'un site internet.
Pour voir ce qui change dans la façon de vendre en ligne, au-delà des chiffres, lisez mon article sur les tendances du e-commerce.
Retour sur l'étude de 2017
L'article d'origine s'appuyait sur une infographie de WebLoyalty, fondée sur un panel de 37 grands sites marchands, le panel webloyalty-panel.com. Selon ce panel, les transactions avaient progressé d'environ 7 % en 2017. Le Black Friday, le 24 novembre 2017, avait été la plus grosse journée d'achats de l'année, avec 48 % de ventes en plus par rapport à 2016, devant les soldes d'hiver et les soldes d'été. Les commandes passées depuis un mobile, smartphones et tablettes, dépassaient déjà un tiers du total, contre 25 % en 2016.
Ces chiffres portaient sur un panel de grands sites, et non sur tout le marché. Ils annonçaient pourtant des tendances qui se sont confirmées : des temps forts commerciaux qui concentrent les achats, et la place grandissante du smartphone.
Et pour une entreprise qui ne vend pas en ligne ?
Ces chiffres concernent aussi les entreprises sans boutique en ligne. Les internautes ont pris l'habitude de chercher, comparer et réserver sur internet avant d'acheter, même chez un artisan ou un prestataire local. Un site vitrine clair, bien référencé et facile à consulter sur smartphone répond à cette attente : il présente votre offre, rassure et fait venir les demandes de devis.
CREANICO ne crée pas de boutiques en ligne : je me consacre aux sites vitrines pour les professionnels, avec WordPress ou Communik. Si votre projet est une boutique, des agences se spécialisent dans le e-commerce. Pour comprendre les différences entre un site vitrine et un site e-commerce, lisez l'article comprendre les types de sites web.
Si votre boutique fonctionne avec WooCommerce, j'ai rassemblé les critères pour choisir son prestataire WooCommerce.
Si un site vitrine correspond à votre besoin, je présente ma méthode sur la page création de site vitrine, et les leviers pour être trouvé dans l'article les leviers de la visibilité en ligne.
Questions fréquentes
Combien pèse le e-commerce en France ?
Les Français ont dépensé 196,4 milliards d'euros en ligne en 2025, produits et services confondus, soit 7 % de plus qu'en 2024, selon la Fevad.
Combien de Français achètent en ligne ?
42,2 millions, soit 80 % des Français âgés de 16 à 74 ans, d'après les chiffres clés publiés par la Fevad en juillet 2026.
Combien y a-t-il de sites e-commerce en France ?
Plus de 158 000 sites marchands actifs, en hausse de 7 % sur un an, selon la Fevad.
Quel est le panier moyen en ligne ?
62 € en 2025, en baisse de 3 % sur un an : les achats en ligne sont plus fréquents mais portent sur des montants plus faibles.

